Gomorra ou la douloureuse vérité

parce que ce livre m'a touché. m'a blessé aussi. terriblement blessé.
extrait:

"Je sais et j'ai les preuves. Je sais comment naissent les affaires et d'où vient leur odeur. L'odeur du succès et de la victoire. Je sais à travers quoi transpire le profit. Je le sais. Et la vérité de la parole ne fait pas de prisonniers, elle dévore tout et tout lui sert de preuve. [...] Je sais et j'ai les preuves. Je sais à quel moment les pages des manuels d'économie s'effacent, et je connais l'endroit où leurs chiffres se transforment en biens: matière, temps et contrats. Je sais. Les preuves ne sont cachées dans une aucune clé USB enfouie dans le sol, je n'ai pas de vidéos compromettantes dissimulées dans le garage d'un inaccessible village de montagne, je ne possède pas de documents photocopiés des services secrets. Les preuves sont irréfutables parce qu'elles sont partiales, filmées avec les yeux, dites avec les mots et habitées par les émotions qui ont rebondi sur le bois et le métal des constructions. Je vois, j'entends, j'observe, je parle et de cette façon je témoigne, un vilain mot qui a encore un sens quand il murmure "C'est faux" à l'oreille de ceux qui se laissent bercer par la ritournelle du pouvoir. La vérité est partiale, si elle se laissait réduire à une formule indiscutable ce serait de la chimie. Je sais et j'ai les preuves. Et donc je raconte. Cette vérité.

J'essaie toujours de calmer cette anxiété qui s'empare de moi quand je marche, chaque fois que je monte un escalier, que je prends un ascenceur, que j'essuie mes chaussures sur un paillasson et que je franchis le seuil d'une porte. Je ne peux m'empêcher de ressasser éternellement la façon dont ont été construits maisons et immeubles. Et si j'ai quelqu'un à qui parler, j'ai du mal à me retenir, à ne pas raconter comment on empile étages et balcons jusqu'au toit. Je ne suis pas saisi par un écrasant sentiment de culpabilité ni par le besoin de me racheter aux yeux de ceux qu'on a effacés de la mémoire historique, j'essaie plutôt d'interrompre le mécanisme brechtien que j'ai développé et qui consiste à penser aux mains et aux pieds de l'histoire. C'est-à-dire aux assiettes vides qui ont conduit à la prise de la Bastille plutôt qu'aux discours des Girondins et des Jacobins. Je n'arrive pas à ne pas y penser. C'est toujours mon défaut. Comme si en regardant un tableau de Vermeer, on pensait à celui qui a mélangé les couleurs, tendu la toile sur le châssis et assemblé les boucles d'oreilles en perle au lieu de contempler le portrait. Une vraie perversion. Quand je vois une rampe d'escalier, je ne peux vraiment pas ne pas penser au cycle qui suit le ciment, et si j'observe une rangée de fenêtres, ça ne chasse pas de mon esprit l'image d'un échafaudage qu'on dresse.

Je ne peux faire comme si de rien n'était. Je ne peux pas regarder le papier peint sans imaginer la truelle et le mortier. Peut-être a-t-on un rapport singulier, unique, avec certaines substances lorsqu'on est né sous certaines latitudes. La même matière est vue de façon différente dans chaque lieu. J'imagine qu'au Qatar l'odeur du pétrole et de l'essence stimule des sensations et des saveurs qui évoquent des villas luxueuses, des limousines et des lunettes de soleil. Mais, à Minsk, la même odeur acide de carbone fossile fait penser à des faces noires, à des fuites de gaz et à des villes enfumées et, en Belgique, à l'odeur d'ail des Italiens ou à celle d'oignon des Maghrébins.

Dans le sud de l'Italie, c'est la même chose pour le ciment. Le pétrole du Sud. Tout vient du ciment. Aucun empire économique fondé dans le sud de l'Italie ne s'est construit sans passer par le bâtiment: marchés publics, appels d'offres, carrières, béton, ciment, mortier, briques, échafaudages, ouvriers. C'est le quotidien du chef d'entreprise italien. Celui qui n'a pas bâti son empire sur le béton n'a aucune chance. C'est le chemin le plus court pour faire de l'argent le plus vite possible, gagner la confiance des gens, embaucher du personnel à temps pour les prochaines élections, distribuer des salaires, accaparer les financements, afficher son visage sur la façade des immeubles en construction.

Le talent du bâtisseur, c'est d'être à la fois un intermédaire et un véritable rapace. Il a une patience de bénédictin lorsqu'il faut accomplir des formalités bureaucratiques, supporter des attentes interminables, empiler les autorisations qui se déposent lentement, comme des sédiments. Et les capacités du rapace, qui plane au-dessus de terrains insignifiants puis les obtient pour deux sous et les met de côté jusqu'à ce que chaque centimètre, le moindre trou, puisse être revendu à un prix astronomique. L'entrepreneur rapace sait coment se servir de son bec, et de ses serres. Les banques italiennes prêtent sans compter aux entreprises du bâtiment, on pourrait même dire qu'elles n'existent que dans ce but. Et quand une de ces entreprises ne vaut rien, si ce qu'elle va construire n'est pas une garantie suffisante, alors il y aura toujours quelqu'un, un ami, pour se porter caution. La solidité du béton et de la brique est la seule réalité que les banques italiennes connaissent. Recherche, agriculture et artisanat sont pour les directeurs de banques des terres inconnues, d'autres planètes, qui n'obéissent pas à la loi de la gravité. Pièces, étages, carreaux, prises téléphoniques et électriques: voilà les seules réalités qu'elles admettent. Je sais et j'ai les preuves.

Je sais comment à été construite la moitié de l'Italie. Plus de la moitié. Je connais les mains, les doigts, les plans. Et le sable. Le sable qui a bâti immeubles et gratte-ciel. Quartiers, parcs, villas. A Castelvolturno, personne n'a oublié les interminables files de camions qui emportaient le sable de la rivière Volturno. Des camions traversant ces zones les uns derrière les autres, sous le regard d'agriculteurs qui n'avaient jamais vu de tels monstres de métal et de caoutchouc. Ces paysans étaient parvenus à rester, ils résistaient, n'émigraient pas, et on leur prenait tout, juste sous leur nez. A présent ce sable se trouve dans les murs d'immeubles de Varèse, d'Asiago, de Gênes ou des Abruzzes. Ce n'est plus la rivière qui se jette dans la mer, mais la mer qui envahit la rivière. Maintenant on pêche des bars, dans le Volturno, et il n'y a plus d'agriculteurs. Privés de terres, ils se sont mis à élever des bufflonnes, et après les bufflonnes ils ont monté de petites entreprises de construction en embauchant les jeunes Nigérians ou Sud-Africains qui travaillaient comme saisonniers, et quand ils ne se sont pas associés aux entreprises des clans, ils ont trouvé une mort précoce. Je sais et j'ai les preuves.

Les entreprises d'extraction sont autorisées à prélever des quantités minimes, mais elles éventrent et dévorent des montagnes entières. Des montagnes et des collines en miettes, transformées en ciment, qu'on retrouve partout. De Tenerife à Sassuolo. La déportation des choses a suivi celle des hommes. J'ai rencontré don Salvatore dans une trattoria de San Felice a Cancello. Le vieux chef de chantier était une sorte de cadavre ambulant, il n'avait pas plus de cinquante ans mais en faisait quatre-vingts. Il m'a raconté que pendant dix ans son travail consistait à répartir dans les bétonneuses les poussières de fumées industrielles. Grâce à l'intervention des clans, on se sert du béton pour faire disparaître les déchets, ce qui permet aux constructeurs de répondre aux appels d'offres en proposant des prix dignes d'entreprises chinoises. Et les garages, les murs et les étages sont désormais porteurs de poisons. Il ne se passera rien, jusqu'au moment où un ouvrier, sans doute maghrébin, inhalera les poussières et crèvera quelques années plus tard, persuadé que le destin est seul responsable de son sort.

Je sais et j'ai les preuves. Les entrepreneurs italiens qui gagnent viennent du béton. Ils font eux-mêmes partie du cycle du béton. Je sais qu'avant de se transformer en séducteurs de mannequins, en propriétaires de yatchs, en conquérants des marchés financiers, en magnats de la presse, avant tout ça et derrière tout ça il y a le béton, les sous-traitants, le sable, la pierre, les fourgonnettes remplies d'ouvriers qui travaillent la nuit et disparaissent au lever du jour, les échafaudages pourris, les polices d'assurance bidon. C'est sur l'épaisseur des murs que reposent les fleurons de l'économie italienne. On devrait changer la Constitution, écrire que la République italienne repose sur le béton et sur les entreprises du bâtiment. Ce sont eux, les vrais pères fondateurs. Pas Ferruccio Parri. Pas Luigi Einaudi. Ni Pietro Nenni. Et pas davantage le commandant Valerio. Ce sont eux, les spéculateurs immobiliers, qui ont sauvé l'Italie plongée dans le krach Sindona et condamnée sans appel par le FMI. Cimenteries, marchés, immeubles et quotidiens. C'est dans le bâtiment qu'échouent les affiliés qui changent de cap. Après une carrière de tueur, de racketteur ou de sentinelle, on va dans la construction ou la collecte des ordures. Au lieu de montrer des films ou d'organiser des débats à l'école, il serait intéressant de faire faire aux futurs jeunes camorristes la tournée des chantiers, pour leur montrer ce qui les attend. Si la mort et la prison les épargnent, ils finiront sur un chantier, vieux, crachant du sang et de la chaux. Pendant que les entrepreneurs et les hommes d'affaires que les parrains croyaient manipuler recevront des commandes millionaires. Le travail, on en meurt. Sans cesse. La rapidité des constructions, la nécessité d'économiser sur la sécurité et de passer outre le respect des horaires. Un rythme inhumain, 9 à 12h par jour, samedi et dimanche compris. Payé 100 euros la semaine, plus une prime en cas de travail de nuit ou le dimanche, 50 euros toutes les 12h. Les plus jeunes font même jusqu'à 15h d'affilée. En prenant de la coke, au besoin.

Quand quelqu'un meurt sur un chantier, un mécanisme bien rodé se met en place. On emporte le corps sans vie et on simule un accident de la route: on le met dans une voiture qu'on précipite du haut d'un talus ou d'un fossé, sans oublier d'y mettre le feu avant, et la somme que verseront les assurance sera remise à la famille pour solde de tout compte. Il n'est pas rare qu'en mettant en scène le faux accident les simulateurs se blessent eux-mêmes grièvement, surtout s'il faut percuter un mur en voiture, avant de faire brûler celle-ci avec le cadavre à l'intérieur. Quand le chef de chantier est présent, tout se passe bien. Mais quand il n'est pas là, les ouvriers sont souvent pris de panique. Alors on prend le blessé grave, presque mort, et on le dépose en bordure d'une route qui conduit à l'hôpital. On passe en voiture, on abandonne le corps et on disparaît. Quand on a vraiment des scrupules, on apelle une ambulance. Quiconque participe à une telle opération, abandonner un corps ou le faire disparaître, sait que les autres feront la même chose pour lui s'il devait se fracasser contre le sol ou s'embrocher sur quelque chose. On sait avec certitude qu'en cas de danger le collègue qu'on croit le plus proche nous portera d'abord secours pour se débarrasser de nous puis nous donnera le coup de grâce. Sur les chantiers il règne donc un climat de méfiance. Un collègue peut très vite se changer en bourreau, de même qu'on peut devenir le sien. Non pas nous faire du mal, mais nous laisser crever en nous abandonnant sur un trottoir, ou mettre le feu à la voiture où il nous aura chargé. Tous les entrepreneurs du bâtiment le savent. Et les sociétés venues du Sud offrent les meilleurs garanties. Elles travaillent, disparaissent et résolvent tous les problèmes sans faire de bruit.

Je sais et j'ai les preuves. Et les preuves ont un nom. En 7 mois, sur des chantiers au nord de Naples, 15 ouvriers sont morts. Tombés, pris sous une pelle mécanique, écrasés par une grue que pilotait un collègue épuisé par des heures de travail. Il faut faire vite. Même si les chantiers durent des années. Les sous-traitants doivent rapidement laisser leur place à d'autres. Prendre l'argent, plier les gaules et aller voir ailleurs. Plus de 40% des entreprises du bâtiment qui opèrent en Italie sont originaires du Sud. Agro Aversano, région de Naples, de Salerne. Au sud, on peut encore bâtir des empires et élargir les mailles de l'économie, car le processus d'accumulation primaire du capital n'a pas encore atteint son point d'équilibre. Au sud, des Pouilles à la Calabre, il faudrait mettre des panneaux souhaitant la bienvenue aux entrepreneurs qui veulent se lancer dans la course au béton et, quelques années plus tard, faire leur entrée dans les salons romains et milanais. Un "Bienvenue" plutôt ironique, car il y a foule, et très peu parviendront à se sortir des sables mouvants.

Je sais. Et j'ai les preuves. Et les nouveaux constructeurs, les patrons de banques, les propriétaires de yatchs, les rois des magazines people, maris ou compagnons de pouffiasses, dissimulent l'origine de leurs profits, peut-être ont-ils encore une âme. Ils ont honte de dire d'où vient leur argent. Aux Etats-Unis, leur modèle, quand un entrepreneur devient une référence, lorsqu'il conquiert la gloire et le succès, il n'est pas rare qu'il convoque analystes et jeunes économistes pour leur expliquer comment il en est arrivé là, quel talent il possède. Ici, c'est seulement le silence. L'argent n'est rien d'autre que de l'argent. Et les entrepreneurs à succès qui viennent de l'Aversano, une terre malade de camorra, répondent sans vergogne à ceux qui les interrogent: "J'ai acheté à 10 et revendu à 300." On dit parfois qu'au sud on peut vivre comme au paradis. Il suffit de fixer le ciel et de ne jamais, jamais se risquer à regarder en bas. Mais c'est impossible. A force d'être privé de toute perspective, on n'a même plus d'espace où poser les yeux. Partout on rencontre des balcons, des greniers, des mansardes, des immeubles, des tours enlacées, des quartiers enchevêtrés. Ici on n'a pas peur que le ciel nous tombe sur la tête. Ici on s'enfonce. On plonge. Car il y a toujours un abîme au fond de l'abîme. Et donc, quand je monte des marches, quand je traverse une pièce, je n'arrive pas à ne pas sentir.

Parce que je sais. C'est une perversion. Et quand je me retrouve au milieu des vainqueurs, des meilleurs entrepreneurs, je me sens mal. Même si ces messieurs sont élégants, parlent d'un ton calme et votent à gauche. Je sens l'odeur de la chaux et du béton que dégagent leurs chaussettes en fil d'Ecosse, leurs boutons de manchette Cartier, leurs bibliothèques bien remplies. Je sais. Je sais qui a construit mon pays et qui le construit aujoud'hui encore. Je sais que ce soir un train quittera Reggio de Calabre, s'arrêtera à Naples à minuit et quart, puis repartira pour Milan. Il sera plein. Et à la gare, les fourgonnettes et les Fiat Punto sales viendront chercher les jeunes ouvriers qui doivent travailler sur de nouveaux chantiers. Une émigration qui ne se fixe pas, que personne n'étudiera ni ne prendra en compte puisqu'elle ne laisse de trace que dans la poussière et la chaux, seulement là. Je sais quelle est la véritable Constitution de mon temps et d'où vient la richesse des entreprises. Je sais dans quelle mesure chaque pilier est fait du sang des autres.

Je sais et j'ai les preuves. Et je ne fais pas de prisonniers. "


livre de Roberto Saviano.







parce que c'est la première fois que je pleure devant un livre. que je pleure sans pouvoir m'arrêter.


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# Posté le mercredi 01 octobre 2008 13:20

Modifié le dimanche 05 octobre 2008 17:02

Vacanze con Gwenaëlle...Italia, Italia per sempre nel cuore

J'ai comme une soudaine envie de vous raconter un peu ces quelques jours (semaines plutôt) de bonheur. de partager un peu de ce qui fut, pour moi, une aventure fantastique...de tout point de vue d'ailleurs.

Comme un désir de vous le raconter en italien, mais je suis presque persuadée que ça deviendrait quelque peu inintéressant pour la plupart d'entre vous ;-))

Alors voilà. Je peux dire que ça commence avec 7 heures de TGV de Paris à Milan...7h c'est long et fatiguant. Puis un changement à Milan avec un train régional pour aller là où Gwen réside depuis 1 mois: Romano di Lombardia (ville de 7000 habitants entre Milan et Bergame). Le temps d'acheter mon billet sur place, de réussir à trouver le bon quai et me voilà déjà en eaux...33° obligent. Du coup, direction la "piscina" di Romano dès mon arrivée et le soir même: soirée/nuit au River Club avec Cristian. Les jours suivants se déroulent à merveille avec au programme: journée à Milan (shopping, il Duomo, la Pinacoteca), au lac d'Iseo (avec en prime le "bonheur" de rester bloquée dans les toilettes du resto^^).

On en arrive donc au lundi 4 août. Oui parce que comme on est des folles avec Gwen et qu'on fait pas les choses à moitié, on était passé le samedi matin à la gare de Milan pour acheter tous les billets de train nécessaires à notre "trip" en Italie. Après moultes délibérations au guichet (tout ça en italien^^), on avait réussi l'exploit suivant: obtenir des billets pour faire : Romano>> Vérone >> Venise>>Acireale (à savoir pratiquement Catane donc la Sicile!!)>> Milan >> Romano.

Donc le lundi, on prend le train direction Vérone.. et là journée très ensoleillée au lac de Garde à Sirmione. Puis galère impensable pour arriver à notre auberge de jeunesse...qui se trouve être une arnaque et qui plus est située dans un quartier pourrave. Qu'à cela ne tienne, le séjour à Vérone reste inoubliable parce: 1) c'est une ville magnifique 2) on a quand même rencontré Ryan, américain de 26ans là-bas 3)on y a bu un café tout bonnement divin 4)....je peux pas tout vous expliquer, il me faudrait tout un livre lol.

Après Vérone, direction Venise en train et en la compagnie de Ryan, le fameux américain qui rejoint un autre ami américain là-bas. Venise...ville magique, bien sûr. et quand en plus, on y rencontre des gens comme "il gondoliere Paolo", Andrew (ami de Ryan donc), Lucio (chauffeur de taxi^^), le groupe de frenchies totalement "shit-faced" dans les rues de Venise à 00H^^!!!!...là c'est du pur bonheur. et lorsqu'on finit par obtenir un trajet de bus gratuit (entre Mestre et le centre de Venise) version "c'est la fin de mon service mais je vous dépose si vous voulez" c'est-à-dire version "chauffeur de bus-Taxi qui vous fait pas payer et qui ne s'arrête pas aux arrêts habituels et vous fait ainsi gagner 15min^^".........ça c'est carrément la cerise sur le gâteau.

Après ces quelques jours in Venezia, on est déjà toutes les deux mortes de fatigue en raison du trop peu de sommeil qu'on a pu avoir (soirées et sorties/nuits sur Venise avec les deux américains obligent).

C'est donc "stanche-morte" que l'on prend le train de Venise à Bologne pour ensuite changer à 22h et monter dans le train couchette direction Catane. Enfin, train-couchette faut le dire vite. En l'occurence pour nous, vu qu'il n'y avait plus de places disponibles ni en couchettes ni assises, on a pris en toute connaissance de cause des billets pour rester debout lool....c'est ce qu'on appelle le surbooking à l'italienne. Nous ne sommes pas les seules...loin de là, dans les couloirs s'entassent déjà des dizaines (centaines en tout donc) d'italiens...tout va bien, il est 23h et nous sommes bloqués avec 7 autres personnes entre la porte du train, celle des toilettes (bonjour l'odeur) et celle entre les wagons...nous avons juste 1167km à faire à savoir 15heures (voir plus avec le retard inévitable des trains italiens)...ça va le faire lol. On finit quand même par faire la rencontre de Gabriele, sicilien travaillant à Bologne et habitué de ce genre de trajet épouvantable. Et puis une "gentille dame" du train nous trouve enfin une place dans le couloir (1ère classe!!!!) pour qu'on puisse s'allonger à même le sol et dormir.
Vous l'aurez compris....la Sicile, on voulait vraiment y aller!! (per forza, pas vrai Gwen?)

Et les 17h de train passées, on arrive enfin. Salvo et Max (respectivement directeur d'un centre de plongée et apprenti moniteur de plongée de 40 et 23 ans chacun) viennent nous chercher. Et là, 4 jours de bonheur...à vivre une vie de fous...lever 9h30- coucher 4h tous les soirs...autant dire que ça n'est pas en Sicile qu'on a rattrapé nos heures de sommeil. Tant pis, après tout ce qui compte ce sont les rencontres, la piscine et la bronzette, le plongeon à 1h du mat dans la piscine de l'hôtel, la plongée dans la mer, les réveils au son des feux d'artifice, les dîners chez Andrea, la voiture de Salvo ainsi que sa conduite puis celle de Saro^^, la granita con la brioche au Blue Bar à 3h du mat', le barbecue...

Après la Sicile, on reprend le train une dernière fois pour rentrer à Milan puis à Romano...là encore 15h de trajet mais avec couchettes cette fois-ci...le grand luxe et peut-être même le bonheur..mais c'était sans compter "l'autiste" et l'hystérique que nous avions le malheur d'avoir dans notre compartiment loool. On survivra...comme toujours.

Retour donc sur Romano, avec une soirée à Bergame (città alta solo) et une journée à Brescia où on a eu besoin d'appeler un garagiste Renault parce que "problème avec la voiture" (trop long à expliquer). Dernière soirée passée au River Club: l'ultima volta. et rencontre (encore!!): 3 JH avec qui on a discuté >> italiens bien sûr!

Enfin, retour avec la voiture en France. Moment quelque peu déprimant, "déchirant" si j'ose dire. Parce que c'est toujours dur de quitter un pays qu'on aime, un endroit où on a vécu tant de choses...un climat si doux. Ouai parce que dès que la frontière est franchi on est à 12° (contre 30° en Italie!). On fait une halte à Annecy la nuit avant de remonter jusqu'à Orléans le lendemain (dimanche 16).



Ce que ce voyage m'a apporté? C'est tellement dur à expliquer. J'ai passé une des meilleurs vacance de ma vie parce que j'y ai rencontré des gens si adorables, j'y ai vécu des moments incroyables. L'Italie, pour moi, reste à part malgré ses inconvénients et autres problémes...un peu comme un pays acceuillant qui m'ouvre les bras et m'offre un sentiment de plénitude chaque fois que j'y passe. Et quand, en plus, le voyage se fait avec une fille géniale (que je ne connaissais certes pas beaucoup avant mais auquel je tiens tant maintenant), là il n'y a plus rien d'autre à ajouter: le bonheur est complet.




Gwen, sai che per me questo viaggio restera nel mio cuore per sempre. Abbiamo vissuto tante cose insieme da Milano fino a Santa Tecla. Abbiamo tanti ricordi dei momenti incredibili fino alla vita di pazze che abbiamo avuto in Sicilia.
"Ma voi... siete amiche o...?" (Tiziana)
"Attenta a Napoli, attenta a Napoli" (Saro)
"Dammi la mano!" (noi due^^)
"Isabella is a bella" (Ryan)
"Non c'è problema, solo soluzione" (Andrea)
"a Padova, si puo fare sesso, o fare sesso e a volte si puo fare sesso" (Paolo)
"Où elle est ma saucisse???!! Elle a disparue!!" (Salvo)
"Esperti, siamo noi!" (pubblicità)
"R 101!!" (radio)

tutto questo per dirti: non dimenticare mai che TVB
Vacanze con Gwenaëlle...Italia, Italia per sempre nel cuore

# Posté le mercredi 20 août 2008 16:57

Modifié le jeudi 21 août 2008 09:31

C'est ainsi

C'est ainsi
c'est ainsi. et pas autrement. ça l'a toujours été. ça le sera toujours.

Il existe des personnes qui comptent pour moi. Des gens qui me soutiennent et que je considère comme des copains/copines, des ami(e)s parfois. Et puis, il y a eux/elles...pour lesquel(s)les je serai prête à faire n'importe quoi. N'importe quand. Ces personnes là sont bien entendu très peu nombreuses. Mais justement c'est ce qui fait leur valeur. C'est ce qui fait qu'elles sont si uniques et que personne ne les remplacera.

Que notre rencontre est eu lieu récemment ou non. Après tout, peu m'importe: car oui, c'est eux/elles que j'estime le plus au monde.

Parce que ce sont les seul(e)s pour lesquels(lles):

je courrai jusqu'à leur maison après les cours si jamais j'apprenais que ça ne va pas.
je passerai des heures au téléphone à essayer de le comprendre, lui (ce garçon au comportement douteux^^).
je remuerai ciel et terre pour les voir heureux/heureuses.
je les hébergerai chez moi quand le besoin s'en fait sentir.
je pourrai rester des journées entières avec eux/elles sans me lasser une seconde.
je rigolerai le plus au monde.
je partagerai avec eux/elles tous mes secrets, toutes mes larmes et toutes mes joies.
je les appellerai en premier si jamais il se passe quelque chose d'important dans ma vie.

Et comme je l'expliquais à ma mère il n'y a pas si longtemps:
c'est pour eux/elles que je laisse mon portable branché toutes les nuits. pour pouvoir leur répondre. pour pouvoir être là dès qu'ils/elles en ont besoin.
c'est pour eux/elles que j'accoure dès le moindre signe de faiblesse ou de tristesse de leur part.
C'est grâce à eux/elles, que chaque matin je me dis que j'en ai de la chance.
C'est grâce à eux/elles qu'il m'arrive de sourire toute seule en repensant à nos sorties.
C'est grâce à leur soutien entier et toujours présent que je ne craque pas en prépa même quand ça devient vraiment dur.




<3 <3





to Cyrielle, Maud, Hélène, Charlotte, Marine F., Claire, Olivier.





And I love U so. U've no idea.

# Posté le mercredi 21 mai 2008 14:48

My Identity, My Life

My Identity, My Life
Je suis une vraie femme sans être une féministe, je ne suis pas une salope mais je sais me faire plaisir, je ne suis pas difficile mais exigeante, je ne dis pas non à un homme-objet et je sais être une "femme-catin", je préfère être seule que mal accompagnée et je déteste ces expressions à la con...

Moi je pense que ce gars sur son cheval blanc s'est fait la malle depuis bien longtemps.
Moi je sais que les princesses des contes de fées ont pris une sacrée claque dans le monde moderne et que le petit chaperon rouge a couché avec tous les loups qui trainaient dans la forêt...
Moi je m'assumes, je n'ai plus peur des tabous, des pudeurs et des vices cachés, et je tente encore de résoudre le mystère des chromosomes X et Y dans des lieux nocifs et désinvoltes...

Et moi, malgré tout ça, je crois encore à ce vieux concept qu'on appelle l'Amour parce que l'air de rien, c'est comme un p'tit coup, ça fait toujours du bien...
Pourtant les mecs que je rencontre n'ont plus rien de mythologiques...et la légende du Prince charmant, je l'ai descendu aussi vite que mon dernier verre de champagne...

c'est pourquoi: j'envisage sérieusement de devenir bisexuelle. (petit clin d'oeil à deux personnes qui se reconnaitront si un jour, elles passent par là).après tout, les filles seront peut-être moins "connards" que les derniers spécimens masculins croisés...who knows?

# Posté le lundi 07 avril 2008 13:03

What can I say?

Toujours présentes. Toujours de bons conseils. Toujours là pour me consoler. Toujours adorables. Toujours incroyables.

Irremplaçables
.

Hier déjà et aujourd'hui plus que jamais.

que puis-je dire de plus?

vous êtes là quand j'en ai besoin. Vous séchez mes larmes. Vous faites l'effort de me comprendre. Et vous savez, presque mieux que personne, que je ne vais pas bien au premier coup d'oeil.

Et même quand je "bad" pendant une soirée, alors que vous pourriez vous amuser et me laisser, vous préférez m'écouter et rester près de moi.

Comment vous le dire?

vous m'êtes indispensables. Comme l'être humain a besoin d'air.

parce que je vous remercie pour hier. D'avoir été là toutes les trois: parce que ça n'allait pas du tout et que je craquais complètement. parce qu'il m'a fait mal, ce con, plus mal que je ne le pensais et que je m'attache toujours à des abrutis comme lui. parce que pour être "legendary", ça, ça l'a été...mais pas forcément à la manière dont je m'y attendais...

parce que Cyrielle, tu m'as dit ce que tu pensais sincèrement d'eux, d'eux tous: et que tu n'as pas hésité à passer l'aprem d'aujourd'hui avec moi.pour que je ne déprime pas trop. parce que ta présence seule, suffit à me faire penser à autre chose
.


encore merci. merci mille fois pour votre soutien, vos bisous, et vos câlins. merci d'être là et d'être vous-mêmes quoiqu'il arrive.

<3 To Cyrielle, Hélène and Séverine.
What can I say?

# Posté le samedi 05 avril 2008 14:57

Modifié le mardi 08 avril 2008 13:20